Martine Aubry, l'Elysée vaut bien un gros mensonge

Publié le par Jarod

C'était à l'émission "Le Grand Jury" RTL, LCI, Le Figaro.

C'était précisément à 21'38'' d'émission.

 

"Jean-Miche Apathie :

La règle de la possibilité de départ à la retraite à 60ans, celle-là elle est terminée d'après vous ?

Martine Aubry :

Moi je pense qu'on doit aller très certainement, qu'on va aller très certainement vers 61 ans ou 62 ans, je n'imagine pas que l'on aille plus loin, mais à condition que l'on traite le problème de la pénibilité et le problème du travail des seniors."

 

C'est clair, net et sans bavures.

"On doit aller très certainement, on va aller très certainement vers 61 ans ou 62 ans" déclare Martine Aubry.

D'ailleurs, durant toute l'émission, à aucun moment elle ne parla du départ à la retraite à 60 ans.

 

Mais cette déclaration va susciter un tollé au PS et à l'extrême-gauche.

Et Martine Aubry va se mettre à genoux, rétro-pédaler comme une forcenée et réinventer ses déclarations.

 

Plutôt, ce qui aurait été honnête, de dire qu'elle assumait cette déclaration mais que, comme la gauche n'y était pas prête, elle ne toucherait pas à la retraite à 60 ans, elle va se mettre à partir dans une explication dont le mensonger le dispute au grotesque.

 

En fait, elle affirme que quand elle parlait de "61 ans ou 62 ans", c'était de l'âge effectif.

Avec un culot incroyable, elle dit au journal de 20h de TF1 : "la réalité aujourd'hui, et chacun le comprend, c'est que beaucoup de français partent à 61 ans ou 62ans, c'est ce que j'avais dit, parce que c'est 61,6 ans aujourd'hui la moyenne".

 

Quel mensonge !!

Ce que "chacun comprend", c'est qu'en aucun cas, elle avait dit cela.

La question d'Apathie était claire et sa réponse tout autant.

 

Pourtant, depuis cette intervention, à chaque fois qu'elle intervient sur les retraites, elle continue à reprendre ce mensonge éhonté.

Mieux, pour essayer de masquer son mensonge, elle multiplie les écrans de fumées.

Elle diffuse un clip des déclarations de Sarkozy sur la retraite à 60 ans dont la dernière date de... 2008, avant la crise.

Elle se met à accuser tout et tout le monde de mensonge.

Complètement à la dérive, elle s'est lancée dans une stratégie "ce n'est pas moi qui ment, ceux sont les autres" véritablement pitoyable (pour mémoire)

 

Et sa déclaration à elle, du 17/01/2010, est transformée, trafiquée pour être finalement niée.

Sa prestation lors du Grand Jury a d'ailleurs disparu du site internet du PS...

 

Il y a peu, interviewé par Apathie, elle avait continuer dans le "plus c'est gros plus ça passe", allant de plus en plus loin dans le mensonge, en déclarant - alors que la chronologie de ses déclarations prouve le contraire - que c'est le gouvernement qui a mêlé l'âge légal à l'âge effectif ! Elle va même se permettre de dire "j'ai toujours dit que..."

 

Au passage, dans ce même entretien, elle nous fait un commentaire d'une rare incompétence en déclarant : "en Allemagne, on peut partir avec 35 ans de cotisations. Donc qu'on arrête de nous dire que nous sommes les seuls à vouloir garder, pour ceux qui ont commencé à travailler tôt ou pour ceux qui ont eu des emplois pénibles, la retraite à 60 ans".

Pour l'information de Martine (et de beaucoup d'autres...), l'âge de la retraite en Allemagne a été fixée à 65 ans (67 ans en 2029) et si le départ à la retraite après 35 ans de cotisations est possible, il ne peut se faire qu'à partir de... 63 ans ! Et encore, avec une décote de 7,2 %.

Rien à voir avec la retraite à 60 ans et ocomplétement à côté de la plaque.

 

Pour revenir à son mensonge, à ce niveau non seulement de dénégations, mais aussi de réécriture des événements, on frise presque la mythomanie.

Et la réponse à ce comportement est peut-être dans une affirmation que l'Express attribue à François Hollande :

"Martine [Aubry] ment tellement qu'elle finit par croire ce qu'elle dit ! "

 

Au final, cette épisode des retraites aura au moins servi à connaître la véritable nature de Martine Aubry et de prendre la mesure... de son ambition présidentielle.

Car au delà de sa facilité au mensonge et de ses compétences - pour le moins... - limitées, sa totale soumission à l'aile gauche du PS qui a pris le contrôle du PS (il suffit d'entendre parler Benoit Hamon - le paléo-socialiste qui pense avoir "un monde d'avance" alors qu'il a un univers de retard - pour comprendre qu'il se prend pour le véritable premier secrétaire), montre qu'elle est désormais prête à tout pour conquérir l'élysée.

 

Jarod 

Publié dans PS

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article