Fabius. Ses débats, ses boulets.

Publié le par Jarod

Pauvre Laurent Fabius…

Lui qui trainait déjà comme un boulet son débat avec Jacques Chirac, voilà qu’il devra désormais trainer aussi le débat l’ayant opposé à Nicolas Sarkozy dans Des paroles et des actes.

 

Depuis octobre 1985, Fabius était marqué au fer rouge par sa calamiteuse prestation dans un débat qui l’avait opposé à Jacques Chirac.

Dégoulinant d’arrogance et de mépris, le « Premier Ministre de la France » s’était fait « collé contre le mur » par un Chirac des grands jours. Une claque sonnante qui l’avait fait trébucher du piédestal où, tout en suffisance, il s’était lui-même installé.

Et voilà que ça recommence !

 

 

 

 

Il devait être l’atout maitre de Hollande et donner le coup de grâce à Nicolas Sarkozy.

Il s’est fait a-to-mi-ser.

 

Dès le début du débat, Fabius reprend le grand classique socialiste sur la prétendue violence de Sarkozy à l’encontre de François Hollande.

Mis en demeure par Sarkozy de se justifier et ne sachant plus quoi dire après avoir essayé vainement de fuir la réponse, il finira par une capitulation piteuse : « je ne sais pas si c’est virulent, violent, mais en tout cas c’est faux ».

De ce KO technique, il ne se relèvera pas et la suite du débat ne sera pour lui qu’une longue agonie.

Il essaiera bien de reprendre la main en parlant du chômage et du pouvoir d’achat mais, là encore, il sera envoyé au tapis.

Les chiffres étant ce qu’ils sont - la France de Sarkozy est dans une situation bien plus favorable que nombre de pays dans ces domaines comme dans beaucoup d’autres - le président-candidat a pu, tranquillement, démonter les arguments d’un Fabius incapable de répondre.

 

Symbolique de ce naufrage, la fin du débat devenait presque hallucinante.

Pour les « 3 dernières minutes », après avoir dit « il y a tant de thèmes à évoquer » (sans arriver à en trouver un seul…), il finira par se tourner vers David Pujadas pour lui demander « qu’est-ce qui vous intéresse ? »

Un peu plus tard, il terminera le débat par une citation de propos de Sarkozy sur le chômage… qui avait déjà été reprise, vidéo à l’appui, dans le courant de l’émission.

Fabius, groggy, sonné, devenu incapable d’improviser, lit mécaniquement « son petit texte », qui, indépendamment du désarroi qu’il révèle, est pour le moins mal venu  quand on compare le bilan de Sarkozy à celui des camarades socialistes européens du PS sur le chômage.

 

Laurent Fabius - en plus de la terrible humiliation d’avoir été obligé de se mettre à genoux devant son ennemi historique François Hollande (l’ex-premier ministre est l’un des hommes politiques, de droite comme de gauche, qui, ces 15 dernières années, a été l’un des plus insultants envers lui) - sort lessivé de ce débat.

 

Sarkozy, lui, peut triompher.

La mise à mort annoncée n’a pas eu lieu et il a démontré avec force et envie que le 6 mai 2012 peut réserver une bien belle surprise.

 

Jarod

Publié dans Présidentielle 2012

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